Psychomotricité et cheval

La psychomotricité et le cheval

16 En psychomotricité, chaque nouvelle rencontre ouvre sur une nouvelle façon de travailler, de s’adapter.

Le cheval en psychomotricité devient porteur de mouvement dans la relation qui unit le patient au thérapeute; suivant la problématique de la personne, le cheval permet la détente ou le dynamisme, il favorise les stimulations avec le milieu environnant.

 

 

Le cheval, un médiateur

Entrer en relation avec un cheval demande des initiatives et libère la spontanéité. Le désir de se faire comprendre par l’animal entraîne une meilleure maîtrise du mouvement :
à son contact, le tonus se modifie; à son rythme, le corps trouve son équilibre et s’organise dans l’espace.
La rencontre avec le cheval marque un moment fort, porteur de changements, sur le chemin du respect, de la confiance et du courage.

Le rôle de la thérapie en psychomotricité

C’est à travers le corps et son expression que la psychomotricienne rejoint les fonctions relationnelles, émotionnelles et intellectuelles du patient.
Par le biais de jeux d’exploration ou symbolique, de construction avec des objets polyvalents, du dessin, du modelage, de la musique et de la relaxation, les expériences motrices variées proposées au cours des séances ont pour but de libérer le geste en même temps que l’imagination.
Quel que soit son potentiel, la personne développe des capacités nouvelles pour entrer en contact et se mouvoir plus librement.

La psychomotricité permet d’amener la personne à prendre conscience de son corps, à se remettre en lien avec ses émotions, afin de s’adapter de façon plus souple et harmonieuse à son environnement.

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Le cheval en psychomotricité sert de révélateur aux différents aspects de la personne. En tenant compte d’une problématique spécifique, la psychomotricienne oriente le travail vers un aspect à développer plus particulièrement, tout en faisant le lien avec l’ensemble de la personnalité.

  • Sur le plan moteur : le cheval suscite le mouvement et favorise l’expression corporelle ; il améliore l’équilibre et participe à la régulation du tonus ; l’assise permet de centrer l’attention sur le corps dans son entier et d’approfondir la respiration, notamment.
  • Sur le plan des affects : le cheval provoque les émotions et libère la spontanéité.
  • Sur le plan spatial : le cheval participe à la mise en place de la latéralité ; il demande une organisation des gestes et motive une meilleure maîtrise du mouvement ; il permet de s’orienter dans l’espace et de le structurer.
  • Sur le plan relationnel : le cheval demande un engagement réel dans l’approche, le soin et la collaboration ; il aide à développer des qualités fondamentales comme le respect, le courage, la confiance et l’estime de soi.

Le cheval devient un partenaire dans la thérapie ; sa rencontre peut marquer un moment fort, porteur de changements.

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