Historique

« J’ai fait du cheval un partenaire pour qu’il me facilite l’accès aux jeunes et à leur problématique.

 

Toutefois, le cheval à lui seul ne suffit pas ; il est certain que le lien précieux avec la vie quotidienne, ne se fait que si l’on trouve des mots pour dire à l’adolescent ses progrès, s’il peut parler de ses difficultés et trouver un appui pour les

surmonter. »

« Le rêve du centaure » 

Françoise Hugon Wermus

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L’histoire d’anima débute en 1991 dans une institution genevoise, le CEFI (actuellement la SGIPA), accueillant des jeunes fragilisés, en rupture. Françoise Hugon-Wermus travaille alors comme psychomotricienne, mandatée par le Service de Santé et de la Jeunesse, pour soutenir cette école « pas comme les autres ».

Après un début sans histoires, l’école voit arriver une volée d’élèves particulièrement agitée, qui met l’équipe éducative au défi : la nécessité d’amener un regard neuf sur les méthodes jusque-là employées pour mobiliser ces jeunes désabusés par des années d’échecs successifs, devient la priorité. 

Dans une perspective de travail psychomoteur, les principaux objectifs sont alors de rendre ces jeunes attentifs à leurs besoins, d’amener de la détente pour qu’ils puissent ressentir ce qui se passe en eux-mêmes, prendre confiance et pouvoir établir des relations interpersonnelles adéquates.

 

« L’idée du cheval en psychomotricité a été, au départ, d’offrir un médiateur fort : le cheval est là imposant, vivant, autre, mystérieux et puissant. Il demande le respect, impose des règles et donne, par ses allures, un dynamisme qui entraine spontanément celui des jeunes. » C’est ainsi que Françoise Hugon Wermus décrit sa motivation et entre dans la mise en place d’un nouveau concept.

De cette expérience, hors des sentiers battus, naît un film « le rêve du centaure ». C’est lors de cette présentation au sein de l’Ecole de psychomotricité en 2002, que Françoise Hugon-Wermus et Vanessa Küng, alors étudiante, se rencontrent. Françoise devient maître de stage pour Vanessa, qui l’accompagne dans son travail avec ces adolescents. C’est alors que Spica, la jument sur laquelle repose l’essentiel de la démarche, meurt soudainement. Outre le choc émotionnel, c’est tout ce qui fait la richesse de l’intervention auprès de ces jeunes qui s’effondre. Françoise se trouve face à un choix : « soit j’abandonne, soit on s’associe et on crée une association ! ». L’année qui suivit fut riche de rencontres, d’espoir, de déceptions, de courage retrouvé, puis à nouveau perdu… 

La rencontre avec Jean-Pierre Simonin marque le début d’une nouvelle aventure : le passage d’un Rêve à la Réalité. Anima ouvre ses portes sur son site de Bellevue, le 30 août 2003.

 

Les bâtiments neufs mais vides, ont permis de façonner « sur mesure » les premières installations et de créer des espaces de thérapie adaptés.

Les psychomotriciennes et le comité de l’association se sont attelés à faire connaître cette approche non conventionnelle de la thérapie psychomotrice, à en construire ses fondements, élargir les champs d’intervention, mettre en place la recherche de fonds. Des collaborations nouvelles ont ainsi vu le jour : institutions, professionnels de la santé et du social, Fondations ont permis de faire grandir et évoluer anima.

Le comité de l’association a compté parmi ses membres des personnes généreuses et investies dans son développement. Aujourd’hui, le comité, composé de six membres bénévoles, soutient la recherche de fonds, la gestion financière et administrative ainsi que les projets actuels et futurs d’anima. 

Au fil des ans, l’équipe des thérapeutes s’est étoffée. Aujourd’hui, c’est une équipe de six psychomotriciennes qui met son expertise, ses compétences, son dynamisme et sa passion des chevaux au service « des enfants d’anima ». Les thérapeutes sont diplômées de Hautes Ecoles de Santé de Genève et Paris, et ont effectué leur stage de dernière année d’étude au sein d’anima. 

Notre cavalerie, composée de 6 chevaux, façonne, à sa manière, notre approche : leurs personnalités, leur force, leur douceur influencent notre regard et participent au mieux-être des enfants. 

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